Trouver l'année de construction d'une maison

Entrez l'adresse. L'année enregistrée dans le registre fédéral des bâtiments s'affiche, avec ce qu'elle change pour une rénovation. Gratuit, sans inscription.

D'où vient cette année

L'année affichée provient du Registre fédéral des bâtiments et des logements (RegBL), tenu par l'Office fédéral de la statistique à partir des données transmises par les communes et les cantons. Selon les cas, le registre indique une année précise ou une période, par exemple « 1946 à 1960 », lorsque la date exacte n'a pas été saisie lors de l'enregistrement du bâtiment.

Les données sont accessibles via l'infrastructure géographique de la Confédération (geo.admin.ch). Elles reflètent l'état du registre au moment de la consultation et peuvent différer de la date figurant dans d'autres documents officiels.

Si l'année ne s'affiche pas

Certains bâtiments ne sont pas encore enregistrés dans le RegBL ou leur date de construction n'a pas été renseignée par la commune. Dans ce cas, plusieurs sources permettent de retrouver l'information :

  • Le registre foncier du canton, qui conserve les actes liés au bien et peut mentionner l'année de construction.
  • La commune, via le service de la police des constructions ou des archives de permis de construire.
  • L'acte d'achat du bien, qui reprend parfois la date de construction dans la description de l'objet.

Si vous préparez un dossier de subvention ou un CECB, ces documents peuvent servir de justificatif en l'absence de donnée dans le RegBL.

Ce que l'année change pour une rénovation

Dans le canton de Vaud, les subventions d'isolation (mesure M-01) et le CECB Plus (mesure IM-07-1) sont réservés aux bâtiments dont le permis de construire est antérieur à 2000. Connaître l'année de construction vous permet de vérifier d'emblée si votre bien est éligible à ces aides avant d'engager des démarches.

La nouvelle loi vaudoise sur l'énergie, adoptée le 3 février 2026 et dont l'entrée en vigueur est prévue au 1er janvier 2027, prévoit que les bâtiments construits avant le 1er janvier 1986 devront faire établir un CECB d'ici 2032. Si votre bien entre dans cette catégorie, autant le prévoir avec les autres travaux.

L'année de construction donne un point de départ, pas une conclusion. Un bâtiment ancien peut avoir été partiellement rénové au fil des décennies : toiture refaite, fenêtres changées, chauffage remplacé. À l'inverse, un bâtiment des années 1990 peut n'avoir reçu aucune amélioration depuis sa construction. Seule une visite permet de vérifier l'état réel de l'enveloppe et des installations.

Questions fréquentes

Le RegBL donne une période plutôt qu'une année précise : est-ce suffisant pour une demande de subvention ?

Si toute la période indiquée est antérieure à 2000, le critère des subventions vaudoises réservées aux bâtiments d'avant 2000 est rempli. Si elle chevauche l'année 2000, un permis de construire ou un extrait du registre foncier permet de préciser la date.

Mon bâtiment a été construit avant 1986 : suis-je obligé de faire un CECB maintenant ?

Non, pas immédiatement. La nouvelle loi vaudoise sur l'énergie, dont l'entrée en vigueur est prévue au 1er janvier 2027, fixe l'échéance à 2032 pour les bâtiments construits avant le 1er janvier 1986. Vous avez donc le temps de planifier cette démarche, en la coordonnant si possible avec d'autres travaux de rénovation pour en tirer le meilleur parti.

L'année de construction que j'ai trouvée dans le RegBL diffère de celle indiquée dans mon acte d'achat. Laquelle est correcte ?

Les deux documents ne sont pas tenus par les mêmes services et ne reprennent pas toujours la même date. Pour un dossier officiel, la commune ou le registre foncier font foi.

Une maison ancienne est-elle forcément moins bien isolée qu'une maison récente ?

Pas nécessairement. L'année de construction indique quand le bâtiment a été érigé, mais elle ne renseigne pas sur les travaux réalisés depuis. Une maison des années 1970 peut avoir été entièrement rénovée, tandis qu'une maison des années 1990 peut n'avoir reçu aucune amélioration. Une visite sur place reste le seul moyen de vérifier l'état réel de l'enveloppe, du chauffage et des menuiseries.